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Qui suis je? Une jeune femme qui a décidé de revenir au naturel. J'ai choisi de stopper le défrisage et accepter mes cheveux tels qu'ils sont: beaux et naturels. Le cheveu afro est beau et offre milles possibilités de coiffures. Le style, la classe et le glamour n'ont rien à voir avec la nature du cheveu c'est juste une question d'imagination! Grâce à plusieurs blogs et forums j'ai appris à m'occuper de mes cheveux et ils me le rendent bien. Je veux maintenant vous faire profiter à mon tour de toutes les astuces beauté.J'y mettrai également mes coups de cœurs mode et culture. Bonne lecture et bienvenue! Cet espace est aussi le votre n'hésitez pas à laisser des commentaires!

dimanche 19 septembre 2010

Juliette Sméralda



Pourquoi j'ai arrêté le défrisage? J'avais expliqué dans cet article sur le site de Journal d'une nappy girl les raisons qui m'ont conduit à big choper.  http://www.journalnappygirl.com/article-temoignages-jngirls-aubadya-50820208-comments.html#anchorComment

Je pense que décider d'arrêter les pratiques qui changent la nature de nos cheveux est une décision importante. Il est important de savoir pourquoi on le fait. Avant d'entreprendre cette démarche je me suis posée pas mal de questions, pourquoi on défrise systématiquement nos cheveux? Pourquoi beaucoup de femmes noires considèrent le cheveu crépu comme moche, ingérable et bien d'autres adjectifs négatifs... Le livre de Juliette Sméralda, "Du cheveu crépu au cheveu défrisé: de la désentification à la revendication" a beaucoup contribué à me remettre en question et à comprendre les raisons qui nous poussent à vouloir ABSOLUMENT nous défriser les cheveux. 

Juliette Sméralda est sociologue, enseignante, chercheure et membre du laboratoire "Culture et société en Europe" à l'université Marc Bloch Strarsbourg II. La sortie de son livre avait fait grand bruit. Et pour cause, elle y explique les notamment que le cheveu crépu fait l'objet d'un dénigrement systématique par les noirs eux mêmes (on lui a même reproché d'oser parler de cheveux crépus alors qu'elle a des cheveux dit coulis, elle est d'origine martiniquaise, elle a du sang indien). Ce livre est composé de deux parties, dans la première on y trouve différents témoignages comme celui de la fondatrice du salon Boucle d'ébène. Dans la seconde, Juliette Sméralda livre son analyse sous l'angle sociologique et historique. C'est très intéressant! Je vous conseille la lecture de ce livre car il permet de choisir comment on souhaite porter ses cheveux (naturels ou pas) en toute connaissance de cause. Car c'est souvent le manque d'information aussi bien sur la signification réelle des pratiques dénaturantes que sur les soins adaptés à prodiguer à nos cheveux, qui poussent beaucoup d'entres nous à céder aux sirènes du défrisage!!!Si ce que vous venez de lire ne vous a pas convaincus jugez par vous même!!

Extraits:

"A l'heure où les Beyoncé Knowles, Christina Millian et Alicia Keys, au teint pâle et aux cheveux lisses sont les icônes incontestées de la beauté noire,à l'heure où l'apologie du métissage nous imposent des canons de beauté de plus en plus et de moins en moins noirs, la créativité de l'esthétisme capillaire africain a depuis longtemps sa place aux marchands de cheveux en plastique des quartiers de la Goute d'or et de château d'eau. Perruques, mèches, tissages, mèches, multicolores, synthétiques ou naturels "Made in China", s'arrachent dans les boutiques et les salons de coiffures afro, et font la fortune des marchands de "blanchitude"'. Les clientes sont africaines dans leur majorité, de tous âges, de toutes nationalités et de toutes catégories sociales. Elles trouvent que ces cheveux de blancs sont plus pratiques, plus modernes, plus modernes et surtout plus beaux. Le phénomène a depuis longtemps traversé les frontières de l'Europe et des États Unis, et les cheveux de blancs dictent également la tendance dans les grandes capitales africaines. C'est ce genre de cheveux qui font fantasmer les hommes noirs parait il, c'est comme le décapage de la peau, c'est parce que les hommes noires préfèrent les teints clairs que des milliers de femmes noires risquent cancers et maladies de la peau en tous genres. Mais pendant qu'hommes et femmes se renvoient la balle, c'est bien la femme africaine qui y perd son âme. 
Il fut un temps où les femmes africaines, loin de détester leurs cheveux crépus, faisaient de la coiffure un exercice de style et très souvent une oeuvre d'art. A l'état naturel les cheveux de type africain présentent la particularité de pouvoir être sculptés ou travaillés de manière élaborée car ils conservent facilement la forme donnée. La texture laineuse et dense de nos cheveux nous inspiraient, nous pousser à nous surpasser dans la créativité et la sophistication. Mais aujourd'hui, il es bien passé ce temps où chaque femme africaine, parée de ses tresses aux lignes compliquées et ornées de persels, ressemblaient à une reine."

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