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Qui suis je? Une jeune femme qui a décidé de revenir au naturel. J'ai choisi de stopper le défrisage et accepter mes cheveux tels qu'ils sont: beaux et naturels. Le cheveu afro est beau et offre milles possibilités de coiffures. Le style, la classe et le glamour n'ont rien à voir avec la nature du cheveu c'est juste une question d'imagination! Grâce à plusieurs blogs et forums j'ai appris à m'occuper de mes cheveux et ils me le rendent bien. Je veux maintenant vous faire profiter à mon tour de toutes les astuces beauté.J'y mettrai également mes coups de cœurs mode et culture. Bonne lecture et bienvenue! Cet espace est aussi le votre n'hésitez pas à laisser des commentaires!

jeudi 19 mai 2011

Parce que les hommes aussi peuvent être nappy!







D'habitude sur ce blog, j'interroge des femmes sur leurs parcours capillaire mais aujourd'hui c'est un homme, David qui a accepté de répondre à mes questions.


1) Depuis quand portes tu tes cheveux naturels ?

Hormis à une reprise, il y a dix ans où j’ai utilisé des rajouts pour des tresses pour quelques mois, j’ai toujours laissé mes cheveux au naturel.

2) Beaucoup d’hommes se défrisent les cheveux, comment as-tu fait pour y échapper ?

Il y a 20 ans, ma belle-mère, originaire du Congo, comme moi,(je suis métis) m’a poussé à me défriser au collège. J’ai détesté. Ça a tourné court. Je les ai gardés trois semaines. Je ne me reconnaissais absolument pas. J’avais l’impression de faire beaucoup plus vieux et dans un genre qui ne me ressemblait pas. Après, pour moi, c’est facile d’échapper au défrisage, car j’ai la chance d’avoir des cheveux qui se prêtent à beaucoup d’expérimentation. Ainsi, j’ai eu l’Afro, la coupe version Lionel Richie avec les curly, les cheveux frisés au naturel, j’ai eu aussi les coupes types plateaux (dégagé sur les côtés) comme portait notamment le sprinter Carl Lewis. Ou bien rasés, en mode kojak ou pas loin, en mode queue de cheval. Et j’ai recemment eu des nattes couchées avec mes cheveux que j’ai pas coupés depuis près de deux ans. Bref, je n’ai pas trop le temps de me lasser.




3) Quelle est ta routine ? (les produits que tu utilises au quotidien, la fréquence du shampoing etc)

En ce qui concerne la fréquence du shampoing, j’ai évolué dans ma pratique. J’ai eu une période qui a duré environ dix ans, où je le faisais tous les deux jours. Mais renseignements pris, en tout cas pour mes cheveux, mais je crois que c’est valable pour tous les types de cheveux, j’ai ralenti la fréquence, afin de ne pas trop abîmer mes cheveux. Je les lave une à deux fois par semaine avec un shampoing à base de karité ou d’oeufs. J’utilise aussi en de l’huile de coco, que je mets pour les hydrater, avant de mettre le shampoing. De temps en temps, je mets de l’aloe-vera, un produit naturel fait et commercialisé par une amie, Smimou (cf site). Je crois qu’il ne faut pas trop abuser des produits, en règle générale. Je trouve que c’est trop souvent le cas.Et c’est valable, autant pour les hommes que pour les femmes d’ailleurs.

4) Est ce que tu as déjà eu des remarques négatives sur tes cheveux dans le monde professionnel ?

ça c’est vraiment un handicap. Depuis ma tendre enfance, mon père, blanc et ma mère, noire, m’ont toujours prévenus: « En tant que basané, tu auras souvent plein de remarques et des a priori qui partiront de ton apparence, et donc de tes cheveux.» Je l’ai vérifié dès le collège. Quand tu as la tête rasé, on te contrôle plus facilement dans les transports en commun et on te catalogue rapidement petit voyou (j’étais bon élève, pas de pot). Avec des tresses, c’est pareil. Avec la coupe Afro, C’est un peu toujours les mêmes petites blagues. On est sympa, mais pas sérieux, indolent. Ça rappelle d’autres clichés qui font l’actualité en ce moment.

Et j’ai même parfois intériorisé cela, en me privant par exemple de me faire des nattes couchées. J’avais l’image (pour moi pas forcément négative) de la “racaille”. Et à un entretien de taf, ou à une conférence de presse (je suis journaliste), je ne le sentais pas. Et finalement, il y a un an, j’ai franchi le pas. J’ai décidé de le faire. Et j’ai donc troqué mon Afro. A ma grande surprise, la plupart des gens, trouvait que cela faisait plus classe. Comme quoi des fois, on se pose trop de questions mais on est bien obligés de constater que les préjugés existent et le monde professionnel ne fait évidemment pas exception.



5) Quels conseils donnerais-tu aux hommes qui veulent abandonner la boule à zéro et les crêtes défrisées ?

Qu’il faut passer outre, les préjugés, les vannes des copains et copines qui ne voient que par Kojak ou les crêtes défrisées. Et au final, je ne regrette pas d’avoir fini avec le cycle tête rasée. Et j’aime de plus en plus. J’aime voir mes cheveux, je vois que ça plaît. J’aurais beaucoup de mal désormais, à couper mes cheveux. En gros, mes cheveux, je les aime. Et s’ils font mal parler, tant pis, mais globalement ce n’est pas vraiment le cas.
6) Un dernier mot ?

Non. Aucun!



Merci David! 

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